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Une maison de santé intégrée dans une dynamique territoriale

Rencontre avec le Dr Catherine Tauzin, médecin généraliste installée à Samadet depuis 1984, et très impliquée depuis le début dans le projet de maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) de la Communauté de communes du Tursan, département des Landes (Aquitaine).

 

FM. Comment est né le projet de MSP sur Samadet ?photo1samadet
C Tauzin. Le projet est né, chez les médecins, il y a une dizaine d'années lorsque le premier des trois médecins de notre cabinet de groupe a quitté les Landes ; il s'est concrétisé lorsque le deuxième est parti à la retraite il y a quatre ans.
Ainsi, j'ai travaillé pendant mes 20 premières années d'exercice en partageant, avec deux autres confrères, la clientèle, le secrétariat, les charges, les honoraires, etc. Nous avions aussi des stagiaires. Je rêve de refaire la même chose, et ce dans le cadre d'un projet de santé territorial et d'une nouvelle structure pluriprofessionnelle. Mon parcours est à l'inverse de celui de nombreux médecins qui ont commencé seuls et sont en MSP aujourd'hui !
Dans cet exercice isolé « forcé », il me manque l'échange entre confrères que j'avais et que je n'ai plus. Etant maître de stage depuis peu, je le retrouve à nouveau avec les jeunes internes. Cet échange entre confrères permet d'avancer.
Je fais parti d'un « Groupe de Pairs » avec des médecins de différentes générations qui a été créé il y a 4 ans. Nous nous réunissons une fois par mois pour échanger sur notre pratique à partir de dossiers patients. Cette démarche très positive est vraiment enrichissante ; aucun d'entre nous ne manque une réunion. Mais cela ne remplace pas l'échange au quotidien avec des confrères installés dans des bureaux à côté.

Mise à jour le Dimanche, 19 Février 2012 18:47

Quand un CHU joue la carte de la proximité

 

Entretien avec le Dr Michel Amouyal, médecin généraliste, professeur associé de médecine générale à l’UFR Montpellier-Nîmes, et Jean-Olivier Arnaud, directeur général du CHU de Nîmes.

Propos recueillis par Rémy Fromentin - Mai 2010

 

Une maison médicale de garde adossée à l’hôpital, un pôle de santé universitaire qui relie l’ensemble des structures de proximité et qui mutualise un certain nombre de fonctions, des programmes de télémédecine, le Dr Michel Amouyal, professeur associé de médecine générale à l’UFR Montpellier-Nîmes, et Jean-Olivier Arnaud, directeur général du CHU de Nîmes, racontent leur expérience et les motivations de cette organisation territoriale en réseau.

Mise à jour le Vendredi, 05 Novembre 2010 18:23

Entretien avec Jean-Paul Kerjean, masseur-kinésithérapeute

JeanPaul_KerjeanIMG_7914Jean-Paul Kerjean, après 27 ans d’exercice libéral – seul puis à deux et trois – dans la commune de Sauve (Gard) où il a été élu pendant plus de dix ans, a initié un projet de MSP qui réunit une équipe de plus de vingt professionnels. Avant même l’ouverture (2011), l’équipe a déjà commencé à utiliser des protocoles de prises en charge communes, et l’amélioration de la coordination des soins est déjà perceptible par les patients.

 

FM : Vous êtes l’initiateur du projet de la MSP à Sauve. Quel a été le facteur déclenchant de ce projet ?

Jean-Paul Kerjean : L’intérêt primordial est la prise de conscience du non-remplacement des médecins, des dentistes, des infirmières, des kinésithérapeutes et donc de la pharmacie lors de notre prochain départ à la retraite. L’abandon de nos patientèles a suscité un mouvement de réflexion sur les modes possibles d’y remédier. La mairie de Sauve a, de suite, saisi le risque de se retrouver sans soignant dans la commune, et ce dans un avenir assez proche.

Mise à jour le Lundi, 13 Septembre 2010 12:51

Entretien avec Mireille LOCICERO infirmière de la MSP de Sauve  

mireille_locicero_sauve

Mireille LOCICERO, infirmière libérale depuis 25 ans, est très impliquée dans le projet de la maison de santé de Sauve (Gard/Languedoc-Roussillon) qui ouvrira ses portes courant 2011. Elle nous explique comment ce projet a été mené et les attentes de l’équipe.

 

NM : Vous êtes un pilier du démarrage de la MSP de Sauve ?

Mireille Locicero : Un des piliers, c’est un bien grand mot. En fait, quand Jean-Paul Kerjean, kinésithérapeute à Sauve, m’a parlé de ce projet de MSP en 2008, j’étais enthousiasmée de cette nouvelle collaboration. J’ai accepté tout de suite, car mon parcours professionnel (IDE depuis 1982, libérale depuis 1985) et les différentes formations que j’ai suivies m’ont amené à constater que la prise en charge des patients selon le modèle biomédical n’est pas suffisante. Il faut replacer le patient au cœur du système de santé, place légitimée déjà dans de nombreux pays.

Mise à jour le Lundi, 27 Septembre 2010 16:06

celine_jandardCéline JANDARD, IDE de la maison de santé de Villefranche-sur-Saône*, raconte son expérience en MSP

 

NM : Dans quel type de structure exercez-vous ?

Céline Jandard : La MSP de Villefranche-sur-Saône comprend deux médecins généralistes plein temps, maitres de stage, deux internes, deux infirmières, une orthophoniste et un psychologue. Le secrétariat est ouvert tous les jours du lundi au vendredi. Par ailleurs, une femme médecin remplace régulièrement les deux médecins pendant leurs congés. Mais nous sommes à la recherche d'un troisième médecin. Cela fait maintenant deux ans et demi que nous travaillons en MSP.

 

Mise à jour le Lundi, 27 Septembre 2010 16:06

Un exercice confortable en maison de santé


Hélène Clercq, pédicure-podologue à la Maison Médicale des Bords de Seille (Bletterans/Juras), explique ci-après pourquoi elle apprécie son exercice dans le cadre d’une équipe pluridisciplinaire, exercice qu’elle qualifie de confortable.

Elle collabore avec les différents professionnels de santé : les médecins afin de bénéficier d’un avis médical lorsqu’il s’agit de voir une lésion du patient au cours d’un soin ; les kinésithérapeutes et les médecins dans le cadre de la podologie et des problèmes de postures traités par semelles orthopédiques. Pour ce qui est de la collaboration avec les infirmières, elle s’effectue par des conseils essentiellement sur la prise en charge des plaies chroniques.

Mais, c’est aussi souvent lors de concertations informelles (dans les couloirs de la MSP pour ne pas déranger le bon déroulement des consultations de chacun) qu’elle interpellera un médecin pour lui demander les antécédents et/ou la pathologie d’un(e) patient(e) ou une précision médicale qui lui permettra, lors de la prochaine consultation, une éventuelle adaptation de la prise en charge. Cela confirme l’intérêt d’évoluer vers un dossier partagé.

Un autre point tout particulièrement apprécié par Hélène Clerq est de pouvoir donner la même information que le médecin au patient. Par exemple, concernant un patient qui porte des chaussures non adaptées compte tenu de sa pathologie, elle sait qu’elle pourra discuter avec le médecin des conseils qu’elle a donné au patient et que lors de la prochaine consultation celui-ci pourra renforcer son message. C’est vraiment un plus !

Pour plus d’informations : Lire l’interview d’Hélène Clerq et de Mme Moret-Chalumeau dans Repères n°7, le bulletin de l’Ordre des pédicures-podologues (page 6 et 7).

Mise à jour le Lundi, 27 Septembre 2010 16:09
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